LE MOUVEMENT SURROMANTIQUE
Association d'écrivains et d'artistes en quête d'une nouvelle esthétique contemporaine
Augustin Ampe - Vivian Botte - Émilie Brecard - Aurélien Capy - Gaël Hendrycks - Noah Lafarge - Alevtina Salenko
LA POÉSIE STELLAIRE REND LIBRE. Mais qu’est-ce qu’être libre ? Quelle est la Voix (nourrie par mille carrefours du monde) dont nous souhaitons vous parler ? Face aux autres, l’humain s’interroge, sort des vicissitudes, chante la plénitude, caché des silhouettes étrangères qui le poussent à comparaître pleinement en tant qu’individu. Dans un monde gangrené par son devoir d’être linéaire, opératoire, salvateur, die welt surromantisieren se déclare vecteur de problèmes de tout genre et s’en affirme cause nouvelle. Cette littérature de la densité, que nous sommes férocement désireux de vous exposer, c’est-à-dire de l’anti-rupture, nous la défendrons sur tous les flancs. Impie sera le Verbe dépourvu de mélodie, duquel on ne perçoit aucun héritage ; aguicheuse par le style (aurore permanente à laquelle nous nous rattachons), ses longs drapés, qu’ont tissés des siècles d’orfèvrerie aux masques divers – divergents – , vous invitent, le faire-part joyeux, tantôt marécageux, tantôt orphique. La voix n’est pas que son, elle est objet, elle est outil. Après tout, on eût dit de nuits archaïques que quelques outils sont le feu même, et non son substitut, ou son allié.
Nos articles
Si tant de couleurs prennent place entière dans l’ampleur d’une perception, semblerait-il que, minutieux, je sois touché par le minuscule, informe et sans relâche vacillant d’un vide qui réceptionne, qui attire et m’attire bien plus que certaines vastes étendues. Noir, noir, noir. Le Paysage, affamé du vide prenait cet air, certes pédant mais en recherche […]
La culture ainsi nommée porte les stigmates d’un mépris suspicieux dardé par la conception moderne. Elle renvoie paraît-il aux innombrables prérequis d’une connaissance considérée comme sclérosée car figée en vertu des exigences sociales de la mondanité. Mais cette transfiguration de ce précieux témoignage d’une vie intellectuelle vivante érigée en devoir n’est-elle pas un piège au […]
À quoi pouvons-nous raisonnablement prétendre, nous qui à défaut de moyen ou d’entrain ne portons qu’un crédit dubitatif, ou au contraire démesurément féroce, sur nos présentes capacités à agir sur ce monde gigantesque et confusément tranquille? Encore faudrait-il admettre que nous n’esquissons qu’à grands traits cet horizon duquel nous avons peur, au fond, de nous rapprocher.
